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De Gaulle – Extraits

 ADOPTION. – Un agissement  inspiré par l’égoïsme des Occidentaux est la déportation d’enfants d’outre-mer pour satisfaire les couples stériles qui ne trouvent pas dans leur propre pays de mineurs adoptables. Le vivier des mineurs adoptables est alimenté essentiellement par la procédure fixée à l’article 350 du code civil : « L’enfant… dont les parents se sont manifestement désintéressés pendant [une] année peut être déclaré abandonné par le tribunal ». La jurisprudence décide que le manque d’intérêt doit être volontaire, sinon la petite victime restera à croupir dans un asile ; il en est de même si cet intérêt se manifeste seulement de façon épisodique.  Il faut supprimer les obstacles à l’adoption, ne pas ergoter sur les intentions réelles ou supposées des parents défaillants et donner le plus vite possible une famille aux petits qui en sont privés.
AFRIQUE NOIRE. –  Le Général exposa, pour l’approuver, comment le gouverneur général Félix Eboué (lui-même noir) concevait l’évolution de l’Afrique : il voulait… que les changements apportées à la vie, aux mœurs, aux lois, loin d’abolir les règles ancestrales, fussent au contraire accomplis en respectant les institutions et les cadres coutumiers et en instituant l’association des races. Cette doctrine n’a pas toujours été suivie par ses successeurs, non sans grands dommages. C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne.
 ALGERIE. – A l’instant même où je prenais la barre, écrit le Général, …  j’excluais du domaine des possibilités toute idée d’assimilation des musulmans au peuple français… La communauté musulmane, étant donné ses origines ethniques, sa religion, sa manière de vivre, … avait une personnalité trop  forte… L’intégration n’était donc pour moi qu’une formule astucieuse et vide. Il a explicité sa pensée le 9 octobre 1969 : Nous ne pouvons pas tenir à bout de bras cette population prolifique comme des lapins et ces territoires énormes. C’est une bonne affaire de les émanciper. En effet la population de l’Algérie est passée du  quart de la population métropolitaine en 1960 à plus de la moitié en 2010. Le cri Je vous ai compris adressé du balcon à la foule de « pieds-noirs » et de musulmans, et qui lui a été beaucoup reproché, a été interprété par le Général : Mais ce mot-là, je l’avais lancé pour prendre acte de ce que les Français d’Algérie prétendaient vouloir faire, alors qu’ils l’avaient refusé depuis toujours, le collège unique c’est-à-dire l’égalité des droits !... ça voulait dire que la libre disposition d’eux-mêmes étaient accordée à tous les Algériens. J’ai simplement pris au mot les pieds-noirs. Je ne les ai pas roulés. Ils se sont aveuglés eux-mêmes. Cette explication est décisive. Plus tortueux apparaît le raisonnement qu’il a avancé pour justifier son cri de Vive l’Algérie française proféré à Mostaganem le 6 juin 1958 : Cet été là,…  je ne pouvais pas écarter cette option sans l’avoir essayée de bon cœur ! En réalité, il s’est sans doute laissé emporter par l’exubérance de la foule comme le suggère le général Massu présent à ses côtés, ce qu’il n’a pas voulu  reconnaître. L’obstination suicidaire des pieds-noirs et le manque de discernement du corps des officiers d’active et plus spécialement du  quarteron de généraux à la retraite ont entraîné le soulèvement militaire, les violences de l’OAS  puis les représailles des Algériens, qui ont empêché un dénouement paisible  du conflit.
  ALCOOLISME. – Un alcoolique, dès lors qu’il n’a pas attenté à ses jours ni attaqué quelqu’un,  ne peut être traité sans son accord, quasiment impossible à obtenir, s’agissant de personnes qui imaginent toutes les ruses pour satisfaire leur vice. Aux familles incombe le fardeau d’une surveillance constante accompagné de pénibles avanies…  Les médecins font valoir qu’un alcoolique, même traité avec son plein accord,  n’est jamais à l’abri d’une récidive. Sans doute, mais est-ce une raison suffisante pour baisser les bras ? Les pouvoirs publics doivent faire le la lutte contre l’alcoolisme « une grande cause nationale », afin de découvrir le médicament efficace à administrer aux patients de gré ou de force, au même titre que les décisions de justice sont exécutées par la contrainte. Il n’y aurait là aucune atteinte à la liberté individuelle, mais l’application du principe que nul ne peut nuire à autrui, ce qui est bien le cas de l’ivrogne et du préjudice qu’il cause à ses proches et à la collectivité.
          ALLOCATIONS FAMILIALES. – Aux Antilles,… leur grande revendication, c’est les allocations familiales. Si on les met au niveau de la métropole, alors qu’elles sont pour le moment au quart, ils ne vivront plus que pour la braguette [Note de Peyrefitte : Allusion à l’expression couramment utilisée dans les DOM pour désigner les allocations familiales : « argent-braguette »], ils vont avoir une natalité de clapier... Nous donnons aux Réunionnais les mêmes droits qu’aux métropolitains, les mêmes allocations familiales ; mais alors, on verra de plus en plus des familles de dix ou quinze enfants… Ils seront chez eux en France ; la France deviendra créole.

 ASSIMILATION. —  Nous autres Français, nous avons fondé notre colonisation, depuis les débuts, sur le principe de l’assimilation. On a prétendu faire des nègres [ Note de Peyrefitte : « Tel est le terme dont le Général usait parfois, comme Schweitzer ou… Montesquieu »] . On leur a fait réciter : « Nos ancêtres les Gaulois » ; ce n’était pas très malin. Dans son discours de Brazzaville de 1940, il priait les participants à la Conférence de soumettre au gouvernement quelles conditions… [leur] paraissent pouvoir être progressivement appliquées dans chacun de nos territoires, afin que…ils s’intègrent  dans la communauté française avec leur personnalité, leurs intérêts, leurs aspirations, leur avenir. Le mot « intégrer » était prononcé, mais dans une acception toute différente de celle qui devait être celle des années 2000 : il s’agissait du groupement de territoires au sein d’une entité plus large, la communauté française, chacun d’eux conservant sa propre identité, et non pas de l’uniformisation de tous les individus sur un seul modèle, celui des Français européens. Dès cette époque, le Général marquait, donc de façon nette et argumentée, qu’il était impossible de ne pas tenir compte des conditions morales sociales, politiques, économiques et autres. Il n’a jamais varié sur ce point.  
 ASSISTANCE. -- Pour justifier l’assistance aux peuples démunis, on me permettra d’exprimer un sentiment de compassion à l’égard de nos frères en humanité, qui est d’ailleurs mis en pratique  par  nombre d’Etats et de groupements laïcs et religieux.  Mais fixer les populations flottantes sur leurs propres sols est  de l’intérêt bien compris des Européens…   Que faire si l’autorité est aux mains d’usurpateurs – les coups d’Etat sont fréquents – ou de dictateurs cruels arrivés au pouvoir par les voies légales mais sacrifiant les intérêts du peuple à leur mégalomanie et à leur cupidité, ou martyrisant les minorités ? Faudra-t-il intervenir militairement au nom d’un « devoir d’ingérence » autoproclamé ? Sans me dissimuler les imperfections du  machin  comme disait le Général, je serais d’avis de donner compétence à l’ONU pour statuer en la matière. Il faut toutefois agir avec prudence et parcimonie car le premier devoir d’un Gouvernement est de se préoccuper des intérêts de son peuple, et non pas de papillonner au gré de la sensiblerie larmoyante pour, en définitive, faire tuer ses troupes dans des guerres civiles qui ne le concerne pas directement et payer les dettes des populations prodigues.
BANQUES. – Je n’ai pas été surpris quand a éclaté la crise provoquée par la rapacité des banquiers américains, malgré les prétendus contrôles auxquels ils sont soumis. Les institutions financières internationales et les gouvernements ont réagi aussitôt en affichant des raisons,  selon eux,  déterminantes : nécessité de sauver l’euro, solidarité des peuples européens, assistance aux plus démunis, charité envers les pauvres...  J’ai jugé nombre de procès impliquant des banques ;  je n’en ai jamais vu aucune éprouver de la sollicitude pour ses clients et rien ne me permet de penser qu’il n’en est pas de même dans les autres pays ni dans le système international. C’est pourquoi je suis très sceptique quant à la pureté des mobiles invoqués. Les sacrifices imposés aux contribuables européens pour « sauver » la Grèce (en attendant d’autres Etats …), assortis de mesures d’austérité cruelles voire insupportables infligées aux principaux intéressés, ( même s’ils sont en partie responsables de leur propre malheur pour avoir bénéficié de prêts inconsidérés et géré les finances publiques de façon répréhensible ), ont pour objet de sauvegarder la suprématie du système bancaire et les profits de ceux qui en bénéficient.
 BARRE. – Professeur d’économie politique, il avait donné la mesure de sa compétence comme Premier ministre mais son indépendance d’esprit et son refus de toute démagogie ne lui permirent pas d’accéder au poste suprême. Je ne suis pourtant pas le seul à penser que si le chef de l’Etat avait été élu par le Congrès, il aurait eu toutes ses chances. C’était un homme de dossiers qui lisait toute la documentation utile. Sa femme me dit que, quelle que soit l’heure à laquelle il rentrait, il s’astreignait à lire les journaux pour se tenir au courant des événements. Il manquait donc de sommeil, ce que les observateurs attentifs ne négligeaient pas de signaler quand il s’assoupissait en séance. Tenant du libéralisme, il conclut une de ses interventions à un congrès de l’IDEF sur la mondialisation par ces mots :
 Et s’il faut  délocaliser, ma foi, pourquoi pas ?
 Cette désinvolture à l’égard des suppressions d’emplois m’a choqué et remis en mémoire l’appréciation d’Alfred Sauvy : « L’économie politique n’est que la science du sordide ».

BIOETHIQUE. – En 1958, alors qu’il était encore président du Conseil de la IV° République, il réunit un aréopage de douze savants de diverses disciplines, appelés à faire des propositions en vue de développer la recherche scientifique. Interrogé sur ce qui lui paraissait le plus important, il répondit : Au fond de moi-même, je me demande si cette mystérieuse biologie moléculaire, à laquelle d’ailleurs je ne comprends rien, n’est pas plus riche de développements futurs.
CASSIN. -- Il fut le premier président de la Cour européenne des droits de l’homme, CEDH, siégeant à Strasbourg et prononça l’arrêt reconnaissant les droits des Belges francophones contre les persécutions linguistiques des Flamands. Israélite peu convaincu, il me confia un jour qu’il avait envisagé avant la guerre de 39 de se convertir au catholicisme mais il s’était heurté à un obstacle insurmontable, le mystère de la Sainte Trinité. Il ne pouvait pas concevoir que la religion ne fût pas soumise, comme toutes les autres activités humaines, à la première règle de la logique formelle,  le principe d’identité. Un ne pouvait pas être trois. Ses nombreuses activités lui avaient ouvert les horizons les plus divers. Un jour, nous déjeunions ensemble à l’ambassade du Canada à Paris avec une quinzaine de convives, ministres, diplomates, professeurs, un général, un évêque anglican…  Il les connaissait tous et se rappelait avec précision les circonstances de leurs rencontres et l’objet de leurs entretiens. Lors de la création de l’IDEF,  il était déjà président de neuf autres associations. Jamais il ne confondit les courriers soumis à sa signature par les dix secrétaires généraux. Ce n’est qu’après sa mort que j’appris que tous les matins, de six à sept heures, il se consacrait à des interventions en faveur de petites gens qui sollicitaient son aide. Il envoyait ses lettres manuscrites aux diverses autorités dont il espérait une action positive. Il poussait très loin l’économie : si ce qu’il avait à écrire n’atteignait pas une page entière, il découpait le bas de la feuille qu’il utilisait pour une autre lettre ;  s’il restait quelques lignes à tracer, il ajoutait le morceau ainsi récupéré. Il avait une éloquence passionnée qui captivait son auditoire, aussi bien dans ses discours de fond que dans les santés qu’il portait à l’issue des banquets.I l était constamment invité dans le monde entier, ce qui lui mangeait une grande partie de son temps et l’empêcha d’écrire les « trois ou quatre volumes qu’[il] voulai[t] rédiger avant de mourir » dont il me parla souvent sans pouvoir jamais s’y attaquer. Il n’eut pas la force de renoncer à ses voyages  :  il aimait trop les ovations. Après une attaque cérébrale, j’allai le voir à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière où il était hospitalisé. Il ne me reconnut pas et s’adressa à moi en ces termes :
- Monsieur, vous êtes ambassadeur à Rome. Les relations de la France et de l’Italie sont entre vos mains. Il est essentiel, pour l’avenir de l’Europe, qu’elles soient bonnes. Mais n’oubliez pas le coup de poignard dans le dos du 10 juin 1940.
 Après l’écrasement de l’armée française par les troupes allemandes, Mussolini, qui avait toujours éludé les demandes de Hitler d’entrer en guerre à ses côtés, crut que le moment était venu de s’emparer à peu de frais de Nice et de la Savoie et déclara la guerre à la France. Cassin qui avait consacré sa vie à combattre courageusement pour le droit et contre l’injustice, mettait la lâcheté au plus bas des comportements humains. Au soir de sa vie, il était donc hanté par cette agression peu glorieuse.
CHIRAC.Le Général a dit  :  Nous  sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne, ce que Jacques Chirac a nié quand il a été question de définir l’Europe. V. Corruption ; Cohabitation ; Justice.
COHABITATION. – La « cohabitation », c’est-à-dire la présence à la tête du pouvoir exécutif de deux personnes de bords politiques opposés constitue une monstruosité intellectuelle, politique et constitutionnelle  comme il me semble l’avoir démontré1, point de vue partagé par Alain Peyrefitte. Le Général ne l’avait pas prévue. On est loin du gouvernement qui porte seul –je dis seul la responsabilité entière du pouvoir exécutif.
 En revanche, le Général avait envisagé, le 7 décembre 1962, le conflit entre le Président et l’Assemblée : Il y a deux sortes d’élections législatives. Ou bien, elles viennent à leur heure. Il est possible que la majorité sortante ne soit pas renouvelée, ce qui ne veut pas dire que le Président ne peut pas trouver une solution pour aller jusqu’au bout de son mandat. Ou bien, les élections ont lieu après une dissolution, en raison d’une divergence entre le président et l’Assemblée.  Chacun des deux doit s’en expliquer devant le corps électoral. Alors, si le Président est désavoué par le peuple, il doit évidemment s’en aller.
            Troisième hypothèse non considérée par le Général : Le 21 avril 1997, Jacques Chirac, président de la République, pensa habile de dissoudre l’Assemblée nationale qui lui était favorable afin, croyait-il, de se procurer une majorité pour les cinq  années lui restant sur son mandat. Malheureusement, la « gauche plurielle » gagna les élections des 25 mai et 1er juin 1997, ce qui entraîna l’entrée à Matignon du socialiste Lionel Jospin. Les électeurs n’avaient donc pas tranché un conflit entre le Président et l’Assemblée et le cas de figure imaginé par le Général n’était pas en cause. Cependant un démocrate respectueux de la volonté populaire, n’aurait-il pas trouvé là un motif légitime de s’effacer, comme l’avait fait le Général après l’échec de son dernier référendum ?  
 COLONISATION  A  L’ENVERS. –  Admettre que les anciens colonisateurs soient mis en minorité par leurs anciens colonisés aboutirait, pour parler siaçnarf, comme s’amusait à le faire le Général, collégien, avec ses frères, à une colonisation à l’envers : une noitasinoloc ! Un chauffeur de taxi algérien, travaillant depuis longtemps en France, conclut ainsi notre entretien au sujet des pays arabes :
-Aujourd’hui, c’est nous qui vous colonisons… pacifiquement !
Le dernier mot ponctué d’un éclat de rire, marquait nettement le dédain de ce fils d’un    peuple qui, après avoir été, en 1830, asservi par la force des armes, avait pris sa revanche en arrachant sa liberté de haute lutte et jouissait aujourd’hui du retournement des rôles, dont un exemple nous est fourni par l’étiquetage des viandes de boucherie. V. Abattage rituel
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COMMON LAW. – le Général ne voulait pas que fût ratifiée la Convention européenne des droits de l’homme parce qu’«il considérait que ce type de juridiction était trop marqué par une influence anglo-saxonne ». Comment modifier les choses ? Pour résister à l’hégémonie juridique anglo-saxonne, les pays européens continentaux doivent se caler sur leur socle  commun : le droit romain. Les populations et les gouvernements de l’Europe, dans un sursaut d’indépendance, de dignité et de solidarité, doivent s’affranchir de la colonisation anglo-américaine de la « common law ». Partant des notions de base qui les animent, ils doivent unifier progressivement leurs législations, après études approfondies et prévision des conséquences possibles de leurs initiatives, sans précipitation, mais après un patient effort,  ce qui n’a pas toujours été le cas. Je propose de créer à cette fin un Bureau européen,  l’« Eurojus », néologisme que je soumets à l’appréciation du public européen.
CORRUPTION. – En Afrique, la corruption fait partie des mœurs au plus haut niveau, tel ce ministre des travaux publics surnommé « Monsieur 10% », montant de la commission qu’il exigeait sur tous les marchés. Je me trouvai un jour à Libreville avec Foccart à une assemblée générale de l’Association internationale des maires des capitales et responsables des métropoles francophones, AIMF, créée et présidée à l’époque par Jacques Chirac en sa qualité de maire de Paris ; il voulait se construire ainsi une dimension internationale et un tremplin pour l’avenir.  Dans son discours introductif, il déclara que la corruption avait été introduite en Afrique par les Européens.
DECOLONISATION. –  Nous ne pouvons pas tenir à bout de bras cette population prolifique comme des lapins et ces territoires énormes. C’est une bonne affaire de les émanciper. Le Général exposa, pour l’approuver, comment le gouverneur général Félix Eboué (lui-même noir) concevait l’évolution de l’Afrique :  il voulait… que les changements apportées à la vie, aux mœurs, aux lois, loin d’abolir les règles ancestrales, fussent au contraire accomplis en respectant les institutions et les cadres coutumiers et en instituant l’association des races. Cette doctrine n’a pas toujours été suivie par ses successeurs, non sans grands dommages. La décolonisation… ne doit pas apparaître aux Français comme un reflux douloureux mais montrer que la France, parce qu’elle a choisi les réalités et les nécessités de son temps, peut à nouveau rayonner à l’extérieur.
DEMOCRATIE.  – Comme cadeau d’adieu, les blancs ont laissé ce qu’ils estiment le seul régime politique valable, la démocratie… En Afrique, l’homme est partie intégrante de sa tribu qui,  seule, a une identité véritable, sur les plans affectif, social, politique, de sorte que les prétendus partis sont les organes des diverses ethnies qui ne conçoivent pas que la majorité puisse imposer sa loi à la minorité… Les tribus sont trop souvent animées par des pulsions meurtrières comme l’ont montré les atrocités du Rwanda et du Soudan. Plus récemment en Côte d’Ivoire. après un scrutin tendant à élire le président de la République au suffrage universel,  les musulmans du Nord l’emportèrent de peu  sur les chrétiens et les animistes du Sud qui s’estimèrent lésés et refusèrent d’abandonner leurs positions. Au lieu de calmer les esprits, de prôner la conciliation, les grandes puissances  prirent parti pour « la solution démocratique » et l’imposèrent par la force en 2011. On se serait épargné ce conflit si les conceptions du Général avaient été mises en œuvre.
DISCRIMINATION. –Un imprimeur d’origine indienne avait souffert de violentes douleurs au ventre. Un médecin nord-africain des urgences d’un hôpital de l’Assistance publique le questionna sur son origine et son métier. Informé, il l’avait traité avec une désinvolture blessante et, après un examen rapide, avait conclu à une constipation. Notre malade avait quitté le cabinet peu convaincu et, par le plus grand des hasards, s’était trouvé nez à nez avec un praticien « bon Français » qu’il connaissait pour lui avoir imprimé sa thèse de doctorat ! Celui-ci le prit en main et découvrit une affection beaucoup plus grave qu’il guérit au prix de soins assidus. Encore emporté par son indignation pour l’urgentiste déficient et par sa gratitude pour l’autre, il se lança dans un panégyrique :
-Vous, les Français, vous respectez les gens sans vous occuper de leur nationalité, de leur race, de leur âge ou de leur situation ; les autres ne le font pas. Pour eux,  si vous n’êtes pas d’un certain niveau, vous n’êtes rien…
Le dimanche 12 février 2006,  eut lieu à Marigot Saint-Martin (Guadeloupe), une course illicite de moto dans laquelle un des motards renversa un gendarme et le blessa grièvement. La quarantaine de personnes présentes ne portèrent à la victime aucune assistance, n’appelèrent aucun secours, mais l’injurièrent et crièrent : « Crève ! ». Le militaire mourut des suites de ses blessures à l’hôpital où la famille du chauffard s’était rendue ; elle  accueillit avec le sourire l’annonce du décès, se réjouissant d’avoir tué un gendarme et surtout un blanc, tous les autres protagonistes étant des noirs.
Le sport donne également matière à conflits. La Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) a jugé que les équipes « nationales » de football pouvaient être composées de joueurs étrangers au motif qu’ils étaient des travailleurs  et qu’aucune discrimination fondée sur la nationalité ne pouvait leur être opposée.
Nicolas Sarkozy a prôné « l’immigration choisie », combinaison tendant à écrémer les élites des pays pauvres pour les exploiter à notre service ; cette doctrine est parfaitement immorale. Pourquoi ne pas plutôt ajuster notre enseignement pour déceler, sélectionner et orienter les élèves surdoués qui représenteraient 5% de l’effectif scolaire, afin de leur offrir une pédagogie adaptée et former nos propres élites, sans nuire à personne ?
Tel pays oriental décide de faire un effort pour lutter contre la discrimination  dont souffrent les femmes mariées. Désormais, avant que la répudiation, prononcée unilatéralement par le mari conformément au Coran, ne puisse prendre effet, il faudra que l’épouse soit informée de ce projet. Aucun contrôle judiciaire ni recours n’est prévu. Mais les auteurs de la « réforme » estiment qu’une garantie appréciable est ainsi offerte aux femmes mariées !
DISCRIMINATION POSITIVE.  – Il  a été imaginé  le  concept  de « discrimination  positive » qui tend à créer des passe-droits au profit de personnes dont la race ou la religion se distingue de l’ensemble de la nation. En somme, les politiques ont rétabli, au bénéfice d’une minorité, les privilèges2 abolis dans la nuit du 4 août 1789, aux frais du tiers-état que constituent maintenant les Français de souche, afin d’assurer  « l’égalité des chances ». Mais ces Lycurgue de génie ne se sont pas bornés aux postes modestes; ils ont souhaité faire coloniser les plus hautes sphères : en 2009, quinze élèves « issus des classes défavorisées » ont été recrutés pour préparer le concours d’entrée à l’ENA (Ecole nationale d’administration).  Tous ont échoué à celui de  2011, « malgré les efforts consentis ». Mais cet échec n’a pas ouvert les yeux, puisque la direction de l’Ecole annonce l’ajustement de sa prochaine tentative.
DRUON Maurice. –  J’ai vu à la télévision sur France II, un ancien marxiste  attaquer méchamment Maurice Druon, gaulliste affirmé,  l’empêchant de prendre la parole, sans que s’interpose l’animateur même qui l’avait invité. J’ai écrit à Druon pour lui exprimer mon indignation et mon soutien. Après m’avoir remercié de ma lettre « réconfortante », il poursuivit :
 -Dans notre époque dominée par l’image, il nous faut subir ses montreurs plus ou moins abusifs.
 J’ai apprécié la formule :  l’ animateur, assisté de ses séides, « montre » ses invités comme le montreur d’ours que j’ai vu en Bulgarie  –  après lui avoir percé les narines d’un anneau accroché à une laisse…

ENSEIGNEMENT. – Le Général vo[yait] dans l’Education nationale un service public au premier chef qui revêt une importance et une noblesse exceptionnelles mais déplorait que… les organisations de professeurs et d’étudiants ne se complaisent qu’aux théories extrêmes …
Les pesanteurs signalées par le Général se retrouvent en Afrique, aggravées par les particularités du continent. Le recrutement des professions supérieures y est très épineux. De nombreux Gouvernements africains s’étaient plaints que des étudiants ayant achevé leurs études s’installent en Europe qui leur offrait des conditions de vie plus avantageuses. Pour remédier à ces abus, divers moyens avaient été envisagés : exiger des boursiers l’engagement écrit de travailler au moins dix ans dans leur pays. Mais que faire s’ils refusent de s’exécuter puis de rembourser les sommes reçues?  Il a été suggéré d’appeler sous les drapeaux les diplômés récalcitrants et, en cas de refus d’obtempérer, de les condamner pour insoumission avec mandat d’arrêt international. Mais la jurisprudence assimile les délits militaires aux délits politiques qui ne permettent pas l’extradition. Il paraît difficile de créer une exception ponctuelle. On a bien institué des Universités sur place afin de soustraire les étudiants africains aux tentations de l’Europe ; mais leur niveau n’est pas toujours de premier plan et certains enseignements ne s’y donnent pas. Puisqu’il n’est pas possible de rapatrier « manu militari » les étudiants ayant achevé leurs études et que serait illusoire tout moyen de pression détourné comme par exemple l’interdiction d’exercer sur le territoire européen aucune activité rémunérée, il  ne reste guère que  la persuasion.
Comme l’a observé Sacha Guitry : « Les gens qui peuvent, font et ceux qui ne peuvent pas, enseignent ».  J’ai côtoyé le vice-président d’un tribunal de province qui avait lassé tout le monde par ses retards ;  il a été nommé instructeur à l’Ecole nationale de la magistrature.
La pédagogie est,  pour le professeur, l’outil de base indispensable dont le premier ressort est l’aptitude à capter l’attention de ses élèves.  J’ai eu en 5ème un professeur de mathématiques et,  en 3ème un professeur de physique-chimie, incapables de faire seulement  régner le silence dans leurs classes ;  l’Administration les a pourtant laissés continuer à perdre leur temps et celui de leurs disciples. Cette situation fait ressortir l’incapacité de l’Administration française à se débarrasser de ses fonctionnaires inaptes au détriment de sa fonction de service public.
EUROJUS. – V. « Common law ».
EUROPE. – L’union de l’Europe ne saurait être la fusion des peuples, mais… elle peut et doit résulter de leur systématique rapprochement. Je n’exclus pas, pour plus tard, une confédération, qui serait le couronnement d’un patient effort pour dégager une politique commune, une diplomatie commune, une sécurité commune, au bout d’une longue période où les six Etats auraient pris l’habitude de vivre ensemble. L’Europe des nations est la seule possible.  La vision du Général, une fois de plus prémonitoire, a été illustrée par les difficultés inextricables dues à la légèreté des Gouvernements à élargir l’Union européenne sans les précautions élémentaires indispensables.
V. Roms.
FAURE Edgar. – Dès notre première entrevue, il me dit qu’il ne lisait jamais les papiers qu’on lui envoyait. Quand je devais avoir recours à lui pour une signature ou une démarche à faire,  je lui demandai donc audience ;  il me recevait très vite, toujours entre deux portes,  étant assiégé de visiteurs, beaucoup de journalistes, car il soignait sa publicité, et plus d’un solliciteur de toute nationalité. Passé maître dans la conciliation, il était d’une astuce consommée : je le vis un soir, lors d’une réception à l’Elysée,  refuser,  sans en avoir l’air,  de serrer la main d’un homme qu’il méprisait, en s’emparant prestement, sur le plateau d’un serveur qui circulait dans la salle,  d’un verre  de  jus de  fruit,  alors  que  de  l’autre  main,  il  tenait déjà  une  coupe  de champagne  et boire alternativement une gorgée de l’un et de l’autre devant un parterre hilare ! D’une intelligence étincelante, il ne parvenait pas toujours, malgré ses efforts, à dissimuler à ses interlocuteurs le sentiment très net qu’il avait de sa supériorité sur eux. La présence de courtisans ne lui était pas insupportable. Il avait une conviction bien ancrée : la langue française est la langue des Francs, c’est-à-dire des hommes libres et il ne manquait aucune occasion de la marteler.

FETE NATIONALE. -- La mystification du 14 juillet 1789. -- La loi du 6 juillet 1880 dispose : « La République adopte la date du 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle ». Au cours des débats parlementaires, les violences de 89 furent quasiment passées sous silence. En revanche, la fête de la Fédération de 1790 fut glorifiée. Or, qui fait état aujourd’hui de la fête de la Fédération, le Français moyen, les politiques, les manuels scolaires ? Le renvoi de Necker  le 11 juillet 1789 incita les extrémistes à crier à un imminent  « Saint-Barthélemy de patriotes ». Le Gouvernement fit sortir de Paris toutes les troupes qui s’y trouvaient. Le 12 juillet au soir,  la  populace se précipita dans les quartiers commerçants pour les piller et les incendier. De nombreux badauds descendirent dans la rue pour contempler le spectacle, ce qui fit croire à un immense soulèvement populaire. En réalité,  les émeutiers ne dépassaient pas un millier de personnes,  parmi lesquelles une poignée d’hommes violents et déterminés. Pour se procurer des armes, on se dirigea vers la Bastille où n’étaient stockées que de l’armement ancien,  sorte de « musée de l’artillerie ».  Sous le commandement du gouverneur Jourdan de Launay,  elle était gardée par 82 vieux soldats invalides et 32 gardes suisses.  Elle renfermait sept détenus.  Launay commença par parlementer et fit mettre les canons hors d’état de tirer. C’est alors que deux insurgés  attaquèrent à coups de hache les chaînes qui retenaient en l’air le pont-levis,  ce que Launay laissa faire sans réagir,  incurie impardonnable qui permit à la foule de s’engouffrer dans la forteresse. Après quelques coups de feu tirés en pleine confusion, le gouverneur accepta de capituler sur la promesse que  la garnison aurait la vie sauve. Il n’en fut rien puisque se commirent aussitôt les atrocités les plus barbares accompagnées de  scènes d’ivresse et d’anthropophagie,  puis de cortèges où étaient brandis au bout de piques des têtes,  une main et des viscères de victimes.  Nulle récrimination contre la tyrannie,  mais des cris de « Vive le Roi ! ».  Que cette mystification dure depuis plus de deux siècles,  n’en fait pas une vérité. Pour les parlementaires de 1880,   le  comte  de  Chambord, prétendant légitimiste, se cramponnant au drapeau blanc, pouvait être tenu pour un dangereux réactionnaire. La commémoration des violences de 89 tiendrait lieu de mise en garde. Ce risque n’est plus à redouter. L es horreurs qui se commirent à la Bastille ne peuvent décemment être célébrées. Il faut trouver pour la fête nationale une date qui fasse honneur à notre pays.
Suggestion de fixer la date de la fête nationale au 18 juin
  Charles de Gaulle apparaît comme un chef d’Etat exceptionnel dans l’histoire de la France. Il a, à deux reprises, sauvé la patrie : en 1940,  par sa résistance à la capitulation et, en 1958, en évitant la guerre civile ; rétabli la République et réformé  ses  institutions  sclérosées  par l’impuissance et l’égoïsme ;  au péril de sa vie, presque achevé la décolonisation ;  mis un terme à l’hostilité millénaire entre la France et l’Allemagne ; enfin, donné leur place aux femmes.  Il mérite la gratitude des Françaises et des Français. Nous serions bien inspirés, me semble-t-il, de fixer la fête nationale au 18 juin.   
FOOTBALL. – La Cour de justice des Communautés européennes  a jugé que les équipes « nationales » de football pouvaient être composées de joueurs étrangers au motif qu’ils étaient des travailleurs et qu’aucune discrimination fondée sur la nationalité ne pouvait leur être opposée. Cette interprétation, fait passer les considérations financières avant l’aspect sportif. Puisque la Cour refuse de reconnaître la puissance affective, voire nationaliste et même chauvine des compétitions sportives, il incombe aux Etats de modifier la Convention pour  tenir compte de cet élément essentiel.  Or, jusqu’ici, les Etats signataires de la Convention se  sont couchés devant « le gouvernement des juges », suprématie que les démocrates condamnent cependant à juste titre.
FRANCOPHONIE. – Le Général accueillit avec prudence les démarches en vue d’instaurer un ensemble francophone.  En revanche, il ne s’opposa pas aux nombreuses associations qui virent le jour dès les années 60, à vocation linguistique comme la Biennale de la langue française ou regroupant certaines professions ou activités, parlementaires, professeurs, journalistes, juristes… Ces initiatives prospérant, le Général émit l’idée de créer une assemblée périodique et consultative…  qui permette à des délégations des Parlements des Etats africains de…  débattre des problèmes communs, auxquelles pourraient se joindre celles des pays où la France avait exercé des responsabilités et puis, pourquoi pas, le Canada français. Cette politique fut consacrée par la création du premier organisme intergouvernemental, l’Agence de coopération culturelle et technique, ACCT, dont l’assemblée constitutive se tint à Niamey en 1970 et  qui comptait des représentants de 21 gouvernements. Nommée aujourd’hui Agence intergouvernementale de la Francophonie, AIF, elle compte  75 Etats ou Gouvernements, dont 19 observateurs. La charte de l’AIF fixe divers objectifs  trop inspirés des conceptions occidentales et ne fait pas assez de place aux règles ancestrales comme le recommandait le Général, ce qui a eu des conséquences désastreuses, ainsi qu’on l’a vu à propos de la guerre civile de 2011 en Côte d’Ivoire. Le 11 septembre 1966, il dit : Maintenant que nous avons décolonisé, notre rang dans le monde repose sur notre force de rayonnement, c’est-à- dire sur notre puissance culturelle. La francophonie prendra un jour le relais de la colonisation.
V. aussi FAURE Edgar.

GRACE. – Le Général délégua le 8 juillet 1959 l’exercice de son droit de grâce au haut commissaire de la République au Cameroun. Le  Gouvernement camerounais avait insisté pour que cinq condamnés à mort soient passés par les armes. Estimant ne pas avoir en main tous les éléments d’appréciation, il s’en était remis à son représentant sur place qui avait rejeté les recours. La sentence avait été prononcée par la cour criminelle de Dschang où j’avais porté la parole comme ministère public et les exécutions relevaient de ma compétence. La question méritait examen car l’opinion unanime était que  « le droit de grâce est une prérogative du  chef de l’Etat qui l’exerce sans pouvoir en aucun cas le déléguer explicitement ou implicitement ». Finalement, après  avoir mûrement  réfléchi, je  passai  aux exécutions. Il faut retenir de cet épisode que le Général savait s’adapter aux circonstances.
GUITRY Sacha. -- Comme l’a observé Sacha Guitry : « Les gens qui peuvent, font et ceux qui ne peuvent pas, enseignent ».  J’ai côtoyé le vice-président d’un tribunal de province qui avait lassé tout le monde par ses retards  ;  il a été nommé instructeur à l’Ecole nationale de la magistrature. J’ai bien connu un homme sans qualification professionnelle spéciale,  subitement chargé de l’exploitation d’une ferme qu’il mena très vite à la ruine. Chômeur, l’Agence nationale pour l’emploi lui offrit un emploi de moniteur dans une école d’enseignement agricole.   
IMMIGRATION CHOISIE. – Nicolas Sarkozy a prôné « l’immigration choisie », combinaison tendant à écrémer les élites des pays pauvres pour les exploiter à notre service ; cette doctrine est parfaitement immorale. Pourquoi ne pas plutôt ajuster notre enseignement pour déceler, sélectionner et orienter les élèves surdoués qui représenteraient 5% de l’effectif scolaire, afin de leur offrir une pédagogie adaptée et former nos propres élites, sans nuire à personne ?
JURISFRANCITE. – Si l’objet initial de l’IDEF était d’aider les Africains à consolider leur état de droit, il apparut rapidement que son action serait plus efficace, car dépourvue de toute nostalgie néocolonialiste, si elle s’appliquait à tous les pays francophones, pour former une « francophonie juridique ». Mais cette formule devint inadaptée quand il fut question d’étendre notre activité à des Etats en partie seulement francophones,  mais aussi aux nations où se pratiquait le droit français ou d’inspiration française, dans d’autres langues.  Il fallait donner un nom à cette entité nouvelle et je m’adressai à Alain Guillermou qui proposa « jurisfrancité », terme  qui fut accepté d’enthousiasme.
JUSTICE. – Il y a d’abord  la  France, il y a ensuite l’Etat  et  enfin,  dans la mesure où  il est possible de préserver les intérêts majeurs des deux premiers, il y a le droit. Avec le recul, on constate que, malgré ce que le propos peut paraître forcé, il n’a pas conduit le Général à des déclarations, actions ni omission  excessives : démocrate non seulement en paroles, mais en actes et en abstentions, il a toujours laissé les tribunaux statuer en toute indépendance, sans exercer aucune pression... Les  successeurs  du  Général  n’ont pas tous observé le même comportement. J’ai déjà dénoncé la promptitude de Jacques Chirac à condamner d’avance « l’agression à caractère raciste dont ont été victimes une jeune femme et son enfant », alors qu’il s’agissait d’une mythomane familière des plaintes fantaisistes3.
JUSTICE  INTERNATIONALE. -- « Dans la conception du Général, la Justice est  rendue…  au nom du peuple français, ce qui implique nécessairement le refus de la compétence d’une juridiction qui ne juge point au nom du peuple français et dont les décisions pourraient s’appliquer sur notre territoire ». Ce principe a, durant des siècles, gouverné la politique extérieure de la France. Les régimes qui suivirent conservèrent cette règle. Tout changea avec la Constitution de 1946 qui disposa  que les Traités internationaux ont une autorité supérieure à celle des lois ; la Constitution de 1958, œuvre du Général, confirma cette norme. Dès lors que la France a accepté la juridiction de la Cour européenne de Justice et de la Cour européenne des droits de l’homme, elle a, conformément à sa Constitution, reconnu que les arrêts de ces juridictions sont exécutoires sur son sol, même si sa loi nationale s’en trouve modifiée implicitement. Tant que les choses seront en l’état, les Traités seront  applicables par le juge français. J’ai déjà observé que la notion de Droits de l’Homme, telle quelle est interprétée par la Cour européenne de Strasbourg entraîne un double défaut, par excès et par insuffisance  4.
MAYOTTE. – Pour fixer le statut de Mayotte, nos politiciens ont organisé  le 29 mars 2009, un référendum auquel ils n’ont pas jugé utile d’associer  les électeurs de la métropole. Les habitants  ont opté pour la « départementalisation »  en 2011,  avec une participation de 61,02 % dont  95,2 % de oui. Au nombre de 37 290 en 1972, ils sont passés à 260 000 en 2010. Les hommes, pour 31% et les femmes pour 44% (plus de 80 % d’entre elles après 40 ans), ne parlent pas français ; 55%  lisent et écrivent l’arabe et 37 %  le français.  La population est à 84 % musulmane et régie par des coutumes islamiques appliquées par des tribunaux coraniques ; 15 % des hommes se déclarent polygames. Admettre ces personnes dans la Nation est un reniement pur et simple  du droit de la nationalité et du statut personnel,  de l’histoire, de la politique définie par le Général ainsi que du simple bon sens, avec toutes les conséquences culturelles, sociales et financières qui vont en découler pour le contribuable. Je tiens pour certain que le Général ne l’aurait pas admis.  
MEDECINE. – En 1958, alors qu’il était encore président du Conseil de la IV° République, il réunit un aréopage de douze savants de diverses disciplines, appelés à faire des propositions en vue de développer la recherche scientifique. Interrogé sur ce qui lui paraissait le plus important, il répondit : Au fond de moi-même, je me demande si cette mystérieuse biologie moléculaire, à laquelle d’ailleurs je ne comprends rien, n’est pas plus riche de développements futurs.
PRESIDENT  DE  LA  REPUBLIQUE. –  Pour que le chef de l’Etat soit réellement la tête du pouvoir, … il doi[t]  être élu par un collège beaucoup plus large que le Parlement. Mais, dans l’esprit du Général, ce dernier point n’était qu’une étape : Depuis longtemps, je crois que le seul moyen est l’élection par le peuple du président de la République. Pour y parvenir sans recourir au Parlement, comme en disposait la Constitution, il imagina le subterfuge d’un référendum direct. L’opportunité de la modification fut mise en doute (en leur for intérieur) par la plupart des ministres dont un seul, Pierre Sudreau, osa formuler une opposition argumentée. Contrairement à ses habitudes rancunières, le Général n’en voulut pas à Sudreau à qui, cinq années plus tard, il fit ce demi aveu (significatif de la part d’un homme répugnant à se reconnaître en défaut) : En 1962, vous n’aviez pas tellement tort.
Cette réforme fut-elle appropriée ? On peut en douter. La Constitution de  1958  attribue au président des pouvoirs considérables ; l’élection par le peuple lui confère une importance disproportionnée, au préjudice d’un fonctionnement équilibré des pouvoirs publics. D’autre part, l’élection est un choix et, pour être valable, ce choix doit être éclairé. Or les millions d’électeurs connaissent des candidats ce que ceux-ci veulent bien leur dire, avec l’aide de spécialistes en communication… L’argument décisif fait défaut  :  ce ne sont pas tant les projets, les programmes et les  promesses qui comptent,  que la façon dont ils seront mis en œuvre. Or l’homme d’Etat doit tout sacrifier à l’intérêt national et pour cela résister aux pressions des groupements économiques, syndicaux, religieux.  Autrement dit, l’intelligence ne suffit pas ;  il faut du caractère et les campagnes électorales précédées de « primaires » ne permettent pas à l’électeur moyen d’en juger. Au contraire,  les parlementaires qui se connaissent les uns les autres sont mieux à même pour ce faire.        
   L’argument du Général tendant à éliminer les  notables politiques locaux : sénateurs, députés, conseillers généraux, maires le plus souvent liés aux partis, s’il fut valable pour sa propre élection et celle de Georges Pompidou qui avait démontré ses capacités d’homme d’Etat à l’occasion des émeutes de 1958, les scrutins ultérieurs amenèrent au poste suprême des politiciens appartenant à des partis structurés.
Le Général pensait également que ce mode de scrutin permettrait d’assurer la continuité… le peuple le sentira… Le problème sera de faire appel à celui qui sera le plus capable de rassembler les Français, d’assumer l’Etat, d’assurer le salut du pays.  On peut se demander si, dans l’esprit du Général, cet objectif aurait été atteint avec, par exemple, pour ne parler que des morts, François Mitterrand qu’il qualifiait de  politichien  et d’arsouille. Dans le système actuel, le candidat à  la présidence de la République doit être poussé par une ambition dévorante, trait de personnalité qui ne va pas forcément de pair (sans l’exclure, certes) avec l’aptitude à gouverner.
Malgré toute ma déférence pour le Général, il me semble donc, ainsi que je l’ai déjà indiqué 5, que cette innovation est malheureuse.
PROPRIETE. – Au cours de sa visite à Lille en 1944, le Général avait ressenti l’absolue nécessité… des coupes sombres dans les privilèges de l’argent, ce qui met en cause la notion de la propriété. En Afrique noire, le chef de tribu répartit, entre les familles, des parcelles de terre qu’elles cultivent au fil des générations, et ne peut les leur retirer sans commettre un abus. Une pratique voisine se répand en Afrique où des gouvernements locaux octroient  des « concessions d’exploitation » de très longues durées, à des entreprises européennes, américaines et asiatiques, portant sur des dizaines de milliers d’hectares, afin de produire des denrées pour l’alimentation ou la fabrication de biocarburants destinées à l’exportation. L’éviction des populations vivant sur ces terres au nom d’un prétendu « droit éminent » des Etats est une spoliation pure et simple.
  La France, après avoir aboli la féodalité, tient la propriété comme un droit naturel. A l’édiction de cette règle, n’est pas étranger le souci des acquéreurs des biens nationaux de faire déclarer intangibles des droits qu’ils avaient acquis à bon compte. Les combinaisons frauduleuses liées à l’acquisition des biens nationaux sont prescrites depuis longtemps. Toutefois les dispositions légales qui leur ont servi d’assise ne doivent pas nous lier indéfiniment, au motif que « les immortels principes de 1789 » sont valables et  toujours et partout. En effet, depuis le code de 1804, le caractère « absolu » de la propriété a subi diverses atteintes, par l’effet de la loi et de la jurisprudence. L’adjectif « absolu » ne convient plus et il serait temps de revoir la définition légale.    
RACISME. –  Joseph Brahim Seid, ambassadeur du Tchad à Paris, puis ministre de la Justice,  me confia un soir, après un dîner bien arrosé :
- Quand je me présenterai devant Dieu, je lui demanderai : « Pourquoi m’as-tu fait la peau noire ? »
 A l’Ile Maurice, je visite un monastère sous la houlette d’une religieuse du plus beau noir ; elle me dit :
- Monsieur, je parais noire comme ça, mais, en réalité, je suis blanche. Mes ancêtres sont venus de France, mais les jeunes gens ont fait ce qu’ils ont voulu et je suis devenue… et de se frotter le dos de la main avec son index.
Le célèbre artiste américain Michael Jackson  a manifesté le même rejet de sa race en se faisant amincir le nez et blanchir la peau, ce qui, semble-t-il, n’a choqué personne, pas même ses semblables.
Le dimanche 12 février 2006,  eut lieu à Marigot Saint-Martin (Guadeloupe), une course illicite de motos dans laquelle un des motards renversa un gendarme et le blessa grièvement. La quarantaine de personnes présentes ne portèrent à la victime aucune assistance, mais l’injurièrent et crièrent : « Crève ! ». Le militaire mourut des suites de ses blessures à l’hôpital où la famille du chauffard s’était rendue ; elle  accueillit avec le sourire l’annonce du décès, se réjouissant d’avoir tué un gendarme et surtout un blanc, tous les autres protagonistes étant des noirs. Michelle Alliot Marie, ministre de la Défense à l’époque, n’apparaît pas comme ayant porté plainte contre X pour homicide, omission de porter secours et agissements racistes à l’encontre d’un de ses subordonnés.
En  attendant  l’assimilation  totale  tant  souhaitée,  il  a été imaginé  le  concept  de « discrimination  positive », expression contradictoire dans les termes, puisque le mot  « discrimination » s’interprète aujourd’hui comme un traitement désavantageux infligé à une catégorie de personnes sans motif valable. Il s’agit ici de créer des passe-droits au profit de personnes dont la race ou la religion se distingue de l’ensemble de la nation. En somme, les politiques ont rétabli, au bénéfice d’une minorité, les privilèges abolis dans la nuit du 4 août 1789.
V. Discrimination. 
ROMS. – Une  immigration préoccupante est celle des Tsiganes de Bulgarie et surtout de Roumanie. Or quiconque connaît tant soit peu la Roumanie sait que la question des Roms y est particulièrement ardue.
Quand on entend Daniel Cohn-Bendit hurler dans l’enceinte de l’Assemblée européenne : « Il n’est pas difficile de dire que la France a violé les Traités », et qu’on voit les députés approuver de leur vote ce cri de rage, on est confondu par l’ignorance, la naïveté et l’irresponsabilité de ces prétendus politiques qui ignorent que la Politique n’est pas l’application aveugle et mécanique des Textes quelles qu’en soient les conséquences. Il est bien entendu que tous les Roms ne sont pas des malfaiteurs, mais ceux qui abandonnent leur pays d’origine ont un mode de vie les rendant insupportables à leurs voisins français. Il était évident, pour quiconque avait la moindre connaissance des lieux,  que l’admission de ce pays au sein de l’Union européenne aurait pour conséquence inéluctable l’ouverture des frontières aux Roms avec toutes ses conséquences. Mais de même que la question corse incombe à la France, celle des Roms ressort des Roumains. Il ne fallait pas intégrer  la Roumanie dans l’Union tant que cette hypothèque n’aurait pas été purgée6. Pour réparer cette grave faute politique, son exclusion paraît difficile, mais la situation impose des accommodements aux Traités. L’immigration massive des Roms, en France,  mais aussi dans les autres pays européens,  est attentatoire à la sécurité et à la salubrité des Etats. Au nom de quoi les Français devraient-ils loger,  nourrir,  soigner,  instruire des envahisseurs ? Nos dirigeants ne doivent pas céder à la sensiblerie larmoyante ni  à  la  « terreur d’expression ».  Afin de régler en Europe la question des Roms,  il faut commencer par  supprimer la libre circulation des ressortissants roumains  qui seraient,  comme auparavant,  soumis à un visa d’entrée  lequel serait refusé à tous ceux,  Roms ou non, dépourvus d’un contrat de travail et d’un certificat d’hébergement. Le droit international est,  comme le droit interne,  non pas une fin en soi,  mais le moyen d’assurer le calme entre les hommes. Ayant moi-même beaucoup de sympathie pour la Roumanie,  je suis le premier à demander à l’Union de lui apporter  une aide appropriée afin de donner aux Roms le statut et la dignité des autres Européens. Ce partenariat est à prévoir,  à n’en pas douter,  pour longtemps.

SECRET  MEDICAL. – Un Portugais, ayant essuyé un coup de fusil, est transporté à l'hôpital. Il demande au médecin de prévenir la police mais se heurte à un refus fondé sur le secret médical ! J'ai été souvent stupéfait de constater la curieuse conception que les membres des professions de la santé se faisaient du secret professionnel. A leur décharge, la Chambre criminelle de la Cour de cassation n'y est pas étrangère, ayant transformé une disposition légale tendant à protéger  les  particuliers  contre  les  indiscrétions,  en une obligation abstraite  qui se retourne contre ceux qu'elle devrait protéger. De son côté, le législateur français (à la différence d’autres pays), sacrifie les intérêts les plus légitimes à des conceptions aberrantes.
SELECTION. – L’article 214-1 du code pénal punit de trente ans de réclusion et de sept millions et demi d’euros d’amende « le fait de mettre en œuvre une pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes ».  Au cours des travaux préparatoires de la loi du 29 juillet 1994 relative au respect du corps humain, il n’y eut qu’un cri au Sénat et à l’Assemblée nationale pour rejeter l’eugénisme sans que cette condamnation fût justifiée par des arguments autres que passionnels. Certes, il faut s’opposer résolument à voir se « créer des races de ‘’sous-hommes ‘’ destinés aux travaux pénibles ou à la guerre » selon l’expression du sénateur Jacques Hébert, c’est-à-dire de fabriquer des hybrides issus du croisement d’un homme et d’un animal, ce qui constituerait une régression attentatoire à la lente maturation de l’ « homo sapiens » au cours des millénaires. Cela ne veut pas dire que seraient interdits les transferts sur l’homme de gènes animaux favorables à sa santé, de même qu’aujourd’hui lui sont injectés des vaccins et des sérums de même origine. Mais il est contraire à tout bon sens de refuser l’amélioration de l’espèce humaine pour des motifs qui ne sont même pas énoncés clairement.
STERILISATION. – A une époque où ne sont plus sacro-saints ni la contraception ni l’avortement (pudiquement désigné « interruption volontaire de grossesse »), pourquoi, afin de protéger à la fois leurs enfants contre un triste avenir et l'ensemble des citoyens qui sont leurs victimes désignées, ne pas stériliser les malfaiteurs et les dégénérés ? Qu’on ne nous dise pas qu’ils ont un « Droit de l’Homme » à procréer, dès lors qu’on ne reconnaît  pas « le droit à la vie » à l’enfant dans le sein de sa mère, à moins de cultiver la contradiction, la naïveté et l’hypocrisie.
TERREUR D’EXPRESSION. – Les hommes de plume staliniens de l’après II ème Guerre mondiale, fervents du dogme de la dictature du prolétariat, tenaient la classe ouvrière pour le moteur de l’histoire. L’afflux de populations étrangères faméliques et revendicatrices a permis à ces faux apôtres puis, après leur mort au  fil du temps, à leurs disciples, de surmonter la déception causée par la chute de l’Union soviétique et de conserver leur bonne conscience et leur prétention de maîtres à penser en affichant leur sollicitude pour ce nouveau prolétariat, décidément considéré comme le vivier des classes dirigeantes. Ils sont accusés par les esprits férus de liberté de « terrorisme intellectuel ». Cette expression d’ailleurs ne me convient guère. Je lui préfère la formule de Michelet, «  terreur d’expression »  qui dépeint bien la façon de faire de ses auteurs, inspirée des pires pratiques totalitaires : par  la calomnie, discréditer ceux qui ne partagent pas leurs idées et, par la menace, les intimider afin de les priver de toute audience. Ils ont fasciné l’ensemble des politiques et des médias qui redoutent de paraître manquer de cœur. Nous sommes  dans une situation qui n’est pas nouvelle : dans leur ensemble, les « élites », après avoir  capitulé en 1940, se couchent aujourd’hui devant les anciens colonisés. L’appel à la résistance est taxé de racisme et de xénophobie, au même titre que le Général était traité de « félon ».
TERRORISME  INTELLECTUEL. – V. Terreur d’expression.
VIANDES RITUELLES. – Le Parlement européen, pour épargner « peur, anxiété, souffrance et détresse » engendrées par l’abattage « rituel », [« cacher » selon le rite israélite ou « halal », musulman], alors que l’abattage « humanitaire » tend à les éviter grâce à un étourdissement instantané et indolore,  a estimé que la « viande ou produits de viande provenant d’animaux non étourdis avant l’abattage, c’est-à-dire abattus rituellement » doivent avoir un étiquetage comportant obligatoirement la mention : « Viande provenant d’animaux abattus sans étourdissement ». L e Gouvernement «  n’y est pas favorable... consid[érant] que cette approche revient à porter une attention particulière sur un type de viande en fonction du type d’abattage… elle serait susceptible de stigmatiser, aux yeux du consommateur, des pratiques d’abattage ayant des fondements relatifs à la liberté religieuse »… La « liberté religieuse » telle qu’elle est interprétée  par le Gouvernement de la V ème République,  oblige donc désormais les chrétiens et les libres penseurs, soit 93 % des habitants de notre pays, à subir les rites alimentaires barbares de communautés religieuses qui ne les concernent pas, sans le savoir et possiblement au préjudice de leur santé.

1 P.Decheix, L’affaire d’Outreau. la balance bloquée, auto édité, 1965, p. 104, ci-après : 0ut.

2 « Privilégié » ne signifie pas « fortuné », mais, comme l’indique l’étymologie, « soumis à une loi particulière », par opposition au droit commun régissant le plus grand nombre : sous l’Ancien Régime, parmi les condamnés à mort, les nobles étaient décapités et les autres pendus, ce qui ne changeait rien au résultat. Il en était tout autrement en matière fiscale où les privilégiés étaient exemptés d’impôts au préjudice du peuple qui supportait tout le fardeau des dépenses publiques.

3Out., p. 5.

4 Out., p. 168.

5 Out., p. 104.

6 Il n’en est pas de même  pour la Grèce qui, pour entrer dans l’Union, a falsifié ses comptes publics, car  « fraus omnia corrumpit », « la fraude corrompt tout ». Elle doit être expulsée tant qu’elle n’aura pas donné des gages de bonne foi. On ne saurait s’étonner que les banques qui ont prêté imprudemment des sommes importantes aux divers gouvernements grecs s’opposent à cette opération de salubrité et préfèrent que la facture soit payée par les contribuables. Il est plus grave que les gouvernements européens, en principe comptables des intérêts de leurs citoyens, acceptent de couvrir les banques.